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2 Fév 2018 | Profession
 

Le gouvernement et la Confédération des buralistes ont signé, ce vendredi 2 février, un protocole d’accord pour aider à réduire la dépendance de ces derniers aux ventes de tabac, dont le gouvernement tente de réduire la consommation, annonce l’AFP dans une dépêche de ce soir (voir Lmdt de ce jour).

Ce nouveau protocole, qui s’étale sur la période 2018-2021, représente une enveloppe d’environ 100 millions d’euros, venant s’ajouter aux 68 millions d’euros d’un précédent protocole d’accord (2017-2021) signé avec le gouvernement en 2016 pour soutenir les buralistes.

« L’objectif prioritaire de ce nouveau protocole est d’accompagner les buralistes dans la transformation profonde de leur métier, passant du modèle de débitant de tabac à celui de nouveau commerçant de proximité. Il prévoit à ce titre la création d’un fonds temporaire de transformation des buralistes destiné à permettre la mutation de la profession vers une moindre dépendance à l’activité de vente de tabac », écrit le ministère des Comptes publics dans un communiqué.

« Je suis heureux de signer aujourd’hui ce protocole venant concrétiser l’engagement que j’ai pris le 20 octobre dernier lors du congrès des buralistes. Ces mesures créent toutes les conditions pour que l’État accompagne la profession de buraliste dans sa démarche active de transformation, tout en soutenant ceux qui en ont le plus besoin », a déclaré Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, cité dans ce communiqué.

Il s’agit surtout d’anticiper le plan santé du gouvernement avec le paquet à 10 euros, donc préparer le réseau des buralistes à rebondir face à ce calendrier fiscal, à cette hausse et aux nouveaux modes de consommation des Français en termes de service de proximité, explique Philippe Coy, président de la Confédération des buralistes.

Selon lui, les buralistes « auront toujours le monopole de vente du tabac pour l’État » mais « ils doivent devenir le drugstore du quotidien, en reconfigurant ses points de vente, selon les zones ».

« Ils doivent prendre toute leur place dans le quotidien des Français, en vendant par exemple, en zone urbaine ou rurale, des produits de circuits courts, avec un viticulteur ou un producteur de légumes, qui viendraient apporter un complément », décrit-il. Il rappelle aussi que « la vente des produits du vapotage va prendre de l’importance dès le mois de mars avec l’augmentation des prix des cigarettes ».