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19 Sep 2020 | Trafic
 

La frontière belge n’est pas fermée, mais depuis ce vendredi 16 heures, des mesures restrictives ont été mises en place (voir 18 septembre).

Craignant une fermeture définitive, les Nordistes se sont donc rendus en masse en Belgique, jeudi et vendredi, pour y faire leurs achats, essentiellement de tabac, constate un reportage du Figaro.

Après un flou dans la communication, les autorités ont précisé qu’il fallait oublier le tourisme en Belgique pour quelque temps, mais que les transfrontaliers pouvaient continuer à s’y rendre. Le va-et-vient permanent des voitures sur les parkings du Mont Noir prouve que l’information n’est pas bien passée, ou que les gens craignent un renforcement des mesures sanitaires.

•• Comme cet enseignant de 50 ans vivant près de Saint-Omer qui a fait quarante minutes de voiture ce vendredi matin : « on vient tous les mois, avec mon épouse, pour acheter du tabac. Je préfère ne pas prendre le risque de ne plus pouvoir venir. »

•• Devant le magasin Stop & Shop, pas de queue, mais un interminable flot de clients. Un salarié témoigne : « jeudi, on a eu beaucoup de monde, on a expliqué aux gens que les achats resteraient possibles, mais on sait que ce week-end, ça sera calme. » Deux habitués venant de Seclin (près de Lille) précisent : « on a hésité, on n’osait pas trop venir, on n’y comprend plus rien. Quand on a entendu les annonces, on s’est dit qu’on allait quand même venir au plus vite. »

•• Pourtant, chez les commerçants belges, pas d’inquiétude. « On a déjà été fermé pendant trois mois, on a l’habitude », ironise le gérant du magasin Domino, spécialisé dans le modélisme, et qui vend aussi tabac et alcool. « Jeudi, il y a eu un peu de panique, on a dû appeler des vendeuses en plus, car il y avait la queue dehors. Tout le monde a un peu peur en ce moment. » Les ventes internet ont permis au commerce de tenir le coup ces derniers mois …

•• Une jeune femme s’est précipitée, depuis Annezin (près de Béthune) quand elle a entendu les informations. Un grand pot de tabac dans une main, son fils dans l’autre, elle repart, comme les autres Français, ravitaillée. Avant de revenir si la situation le permet.