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11 Jan 2017 | International
 

La dernière hausse des accises sur le tabac (voir Lmdt du 31 décembre 2015) a rapporté 151 millions d’euros en moins que prévu, alors que les caisses de l’État tablaient sur une augmentation de 199 millions de recettes fiscales en 2016.

À cela, s’ajoute une baisse nette des ventes de tabac : 10,18 milliards de cigarettes mises sur le marché en 2016 (500 millions de moins qu’en 2015 et moins 10 % en trois ans). Idem pour le tabac à rouler : -8,7 % par rapport à 2015 (soit à peine 9 000 tonnes vendues l’année dernière).

Ce lundi 9 janvier, le ministre des Finances n’a donc pas exclu de revoir … ces accises à la baisse (« ce n’est pas un tabou ») pour maintenir les rentrées fiscales à niveau, en réponse à une nouvelle montée au créneau de la Cimabel (Fédération belge des cigarettiers / voir Lmdt du 20 mai 2016)) contre la hausse des accises.

Riposte immédiate de sa collègue de la Santé : « on ne peut pas être d’accord si l’on envisage (le débat) sous l’angle de la santé publique, ce n’est pas une mesure nécessaire. Si la hausse des accises a entraîné une baisse des recettes, cela peut en effet signifier que certains vont faire leurs courses à l’étranger (ndlr : au Luxembourg). Mais nous partons du principe que d’autres aussi ont arrêté de fumer, ou sont passés à la cigarette électronique. Les recettes sont donc plus faibles, mais le système fonctionne ».

Puis de la ministre de l’Environnement, Marie-Christine Marghem : « la démarche qui vise à diminuer les accises sur le tabac en vue d’augmenter les ventes pour améliorer les recettes de l’État est en contradiction avec l’engagement « Objectifs de Développement Durable proposés par l’ONU » et signé par la Belgique en 2015 ».