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La commission de la Santé de la Chambre a approuvé, ce mardi 4 février, deux propositions de loi visant notamment à supprimer les dernières exceptions à la publicité pour le tabac, à partir du 1er janvier 2021.

Elles visent la devanture des magasins, les présentoirs ainsi que les enseignes lumineuses dans les points de vente. Les produis du vapotage sont concernés.

•• La fédération des fabricants (Cimabel), la fédération flamande des marchands de presse et de tabac (Perstablo) ainsi que celle des distributeurs et vendeurs de produits de vapotage (VapeBel) déplorent cette mesure.

Les trois fédérations estiment que les fumeurs seront « pénalisés » puisqu’ils n’auront plus accès aux publicités pour les produits de vapotage, adoptés par certains pour se sevrer du tabac. « La proposition de loi adoptée ne fait aucune distinction entre la cigarette classique et les produits du vapotage ou produits connexes » déplore VapeBel, qui appelle les parlementaires à préciser cette distinction.

•• « Les avantages que les libraires tirent de la publicité pour les cigarettes seront perdus puisqu’ils ne seront pas compensés par la publicité pour des produits moins nocifs. Les librairies sont déjà en difficulté, cette mesure va les enfoncer » regrette Perstablo.

Pour son président, Yannick Gyssens, le délai du 1er janvier 2021 paraît également trop proche. « Un délai de quinze mois, au lieu de dix serait plus adéquat » estime-t-il.

•• Le texte doit encore être adopté en séance plénière. La Chambre devrait adopter en même temps l’interdiction de fumer et vapoter en voiture en présence d’enfants de moins de 18 ans (et non plus 16 ans).

La députée Catherine Fonck, co-auteur du projet de loi, envisage aussi de s’attaquer au nombre de points de vente en Belgique, deux fois supérieur à celui de la France.