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7 Fév 2018 | International
 

Les ventes ont chuté de -6,12 % pour les cigarettes l’an passé et de -17,15 % pour le tabac à fumer, selon les chiffres du SPF Finances pour 2017, publiés le 6 février.

Ce qui donne indirectement raison au ministre des Finances, Johan Van Overveldt, qui l’année dernière remettait quelque peu en cause l’efficience de la fiscalité tabac en vigueur (voir Lmdt des 11 janvier et 17 juin 2017).

•• De fait, 2017 peut être qualifié d’« historique » pour les rentrées fiscales tabac. La perte finale enregistrée au SPF est de 76,83 millions d’euros : 40,24 millions en accises et 36,59 millions en TVA. Le « tax shift » de novembre 2015 avait pourtant programmé une hausse de rentrées fiscales de 75 millions d’euros en 2017.

Cumulé à la perte de recettes, le manque total à gagner pour l’État est de 151,83 millions d’euros. Ceci, alors que nombre de Français continuent à s’approvisionner en Belgique (voir Lmdt du 31 janvier 2018).

•• Est-ce que cela signifie, alors, que les Belges fument vraiment moins ? Non … « le Luxembourg a bénéficié d’une hausse de ses achats, notamment de la part de Belges » confirment plusieurs observateurs. C’est ce que l’on appelle le « phénomène des vases communicants ».

•• Niveau chiffre, on a acheté – en Belgique – 9,55 milliards de cigarettes, soit 622,47 millions de moins qu’en 2016. Côté tabac à rouler, les consommateurs se sont procuré 1 554 tonnes de moins que l’année précédente.

On peut imaginer que les hausses frappant le prix des cigarettes et du tabac à rouler en France, dès le 1er mars (voir Lmdt du 4 février), vont inverser cette tendance.