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Comme nous l’avions annoncé, la région de Bruxelles-Capitale a demandé, ce lundi 9 octobre, à l’industrie du tabac de régler les frais liés à la collecte des mégots de cigarettes jetés dans la rue (voir Lmdt du 7 octobre).

La lettre a été adressée à la filiale Benelux de Philip Morris International et à deux fédérations belges de fabricants : Cimabel pour les cigarettes et Fetabel pour le tabac à rouler. La participation demandée correspond à 200 000 euros, déjà dépensés, mais porterait aussi sur le financement de futures actions « dans une logique de partenariat pérenne ».

•• Selon l’argumentaire de la région, qui évoque « un fléau à éradiquer », quelque dix millions de mégots sont jetés chaque jour en Belgique, dont une bonne part dans la capitale. Et la pratique est désignée par les services de la propreté comme « l’une des cinq principales nuisances », avec notamment les déjections, les dépôts clandestins ou les jets de cannette.

•• En 2018, une série de projets a été élaborée pour faciliter la collecte de mégots (éteignoirs de rue, cendriers de poche distribués lors de festivals, etc.), générant « un coût de 203 500 euros », précise la secrétaire d’État bruxelloise chargée de la propreté publique, Fadila Laanan, dans le courrier. « Considérant votre contribution financière en matière de propreté aux côtés des régions flamande et wallonne, il semblerait opportun de s’inscrire dans une démarche similaire en région de Bruxelles-Capitale », poursuit-elle.

•• À Bruxelles, les industriels du tabac ont déjà accepté de financer un organisme public chargé de la collecte et du tri des emballages. Mais pas encore de contribuer au ramassage des mégots comme ils le font déjà en Flandre et se seraient engagés à le faire en Wallonie.