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13 Mai 2019 | Observatoire
 

La tendance de cette dernière décennie se confirme, le vin blanc bénéficie d’un engouement accru auprès des Français. 

Entre 2010 et 2018, par exemple, la grande distribution a vendu 108 millions de litres de vin rouge de moins, mais 51 millions de litres de rosé et 7,2 millions de litres de blanc de plus, selon le cabinet IRI.

•• À quoi tient cette évolution ?

De plus en plus, les repas prennent l’allure d’« apéros prolongés », répond Miren de Lorgeril, présidente de l’interprofession du Languedoc Roussillon (CIVL), dans Les Échos, « … ce qui profite beaucoup à la consommation du blanc, qui bénéficie d’une fausse image de légèreté, alors qu’il a le même degré d’alcool que les autres couleurs. »

Le phénomène touche plusieurs générations : « on a pensé pendant un temps que le blanc et le rosé étaient la manière des jeunes d’aborder la consommation de vin. On constate que l’habitude perdure et que ce n’est pas une question d’âge. Les femmes privilégient le blanc » ajoute la présidente de CIVL.

•• Tout cela a un impact.

En Bourgogne, la région des grands blancs, « le vignoble continue de blanchir », dit Christian Vanier, directeur général du Bureau interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB). « Au point que les blancs font leur apparition en Côtes de nuit, tout un symbole ». Le blanc pèse désormais les deux tiers de la production de la région.

Les rouges disparaissent du Mâconnais, où ils ne représentent plus que 300 hectares sur 8 000.

•• Autre facteur expliquant la montée en puissance du blanc : « c’est moins un vin de garde que le rouge. Il correspond mieux aux envies de consommation immédiates actuelles. »