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14 Avr 2021 | Pression normative
 

Les patrons d’établissements ayant une terrasse extérieure chauffée l’hiver – y accueillant donc, dans des conditions réglementées, des fumeurs – ont d’autres soucis en tête avec la fermeture administrative de leurs activités bar et brasserie.

Mais il leur sera difficile de considérer comme une nouvelle positive l’interdiction de tout chauffage en terrasse à partir du 31 mars 2022 (voir 31 mars 2021 et 31 juillet 2020).

Cette mesure a été adoptée en première lecture, hier soir, par l’Assemblée nationale.

•• Il s’agit de l’article 46 du Projet de Loi Climat et Résilience (dans la suite de la Convention citoyenne sur le Climat ) appelé à porter un certain nombre de mesures écologiques que le Gouvernement souhaite inscrire comme des « marqueurs écolos » de son action.

S’il est facile de voter une mesure aussi symbolique que démagogique (« il est absurde de chauffer l’air extérieur »), il le semble moins de prendre en compte les contre-propositions techniques présentées, depuis l’été dernier, par les organisations professionnelles – au premier rang desquelles la Confédération et GNI – permettant de maintenir une activité et d’accueillir des fumeurs par temps froid (avec des systèmes consommant un minimum d’énergie et au fonctionnement contrôlé, par exemple).

Certains professionnels ont déjà mis en avant que les terrasses représentent 30 % de leur chiffre d’affaires (voir 21 septembre 2020).

•• Hier soir, cette interdiction a été adoptée sans grande opposition. Le débat devrait être un peu plus consistant au Sénat.

Reste que cette mesure « verte » sera vendue médiatiquement comme « de bon sens ». Il semble que les fumeurs n’entrent plus dans ce bon sens.