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7 Mai 2021 | Profession
 

Les bar-tabac se préparent à la phase deux du déconfinement, le 19 mai, avec la réouverture des terrasses (voir 30 avril). Une échéance attendue comme en témoignent les retours captés par Ouest-France, côté Normandie.

•• Deauville-Trouville

« On est inquiets : on ne connaît pas les consignes ni le protocole. S’il faut 2 mètres entre chaque table, ça me fait moins de la moitié de la capacité de ma terrasse. Je pourrais faire une extension – proposée par la mairie de Trouville – sur les deux places de stationnement devant mais il faut que je paye 50 euros du mètre carré par mois et que j’installe un plancher bois. Alors si j’ouvre et que le temps est mauvais, qu’est-ce que je fais de mes salariés ? Suivant les règles annoncées, on verra si on ouvre  » (bar-tabac Le Joinville).

 « Le calendrier annoncé est pensé pour les restaurants, pas pour les bars. Le ticket moyen d’un bar comme le mien est complètement différent du ticket moyen d’un restaurant. J’ai une terrasse de 12 mètres carrés, ce qui me fait deux tables en terrasse, si on a les mêmes règles que l’année dernière. Un client à chaque table qui boit un café et qui reste pendant une heure, ce n’est pas rentable du tout. La réouverture le 19 mai, ça ne nous apporte rien  » (bar-tabac du Phare).

•• Caen

« J’ouvrirai ma terrasse même si cela ne va représenter beaucoup. 15 % de chiffre d’affaires, ce serait déjà bien. C’est tout de même bienvenu, d’autant plus que les charges courent toujours avec un chiffre d’affaires du bar qui a chuté de 80 % et seulement une aide de 3 200 euros. L’État aurait dû prendre en charge au moins 50 %, voire 70 % de ces charges. J’ouvre aussi pour remercier mes clients, car beaucoup nous ont soutenus en venant prendre des cafés, même si c’est à l’extérieur » (bar-tabac Le France).

« J’ouvrirai la terrasse qui permettra d’accueillir une vingtaine de tables, même si cela ne risque de représenter que 10 % du chiffre d’affaires. Je ne peux pas faire revenir le personnel qui est au chômage partiel car ce ne serait pas rentable. Il y a aussi la météo. 

« Le bar représente environ 80 % de notre chiffre d’affaires. Je suis désabusé que l’on nous interdise de servir des boissons alcoolisées alors que l’on peut acheter tout type d’alcool au supermarché, juste en face de mon établissement et boire dans la rue. Je me pose aussi beaucoup de questions sur les tarifs de nos fournisseurs que l’on annonce avec des augmentations. Pour l’instant, on est dans le vague » (bar-tabac-restaurant Au P’tit Trot).

« Je vais ouvrir mais nous sommes tributaires de la météo. On appliquera le protocole. Nos clients n’attendent que ça, même si la terrasse ne va pas représenter grand-chose. Ils en ont ras-le-bol. Nous avons perdu environ 80 % de notre chiffre d’affaires sur le bar et ce n’est pas une dizaine de cafés par jour qui peuvent compenser cela » (bar-tabac La Chope).