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13 Avr 2021 | Profession
 

Depuis le jeudi 8 avril, un bar-tabac d’Avallon est fermé sur décision du préfet. Et il n’est pas le premier établissement avallonnais à se voir ordonner une fermeture administrative pour non-respect des mesures édictées dans le cadre de la crise.

Dans l’Yonne, ce sont 18 fermetures au total qui ont été ordonnées, selon L’Yonne Républicaine.

•• Pour le premier établissement avallonnais à avoir dû fermer ses portes temporairement, du 18 février au 4 mars, la patronne a reçu une mise en demeure, puis a dû fermer 15 jours après. « Nous avions pourtant fait ce qu’il fallait. Ça a été une surprise, parce que j’ai l’impression qu’il n’y avait pas de vraie raison » déplore-t-elle.

Sur la vitrine, on voit quelques affiches rappelant le protocole à respecter, notamment le port du masque : « ces affiches étaient déjà là avant la fermeture, on a juste rajouté un sens de circulation ». Déçue, démotivée, elle a tout de même pu rouvrir au début du mois dernier, mais ne rattrapera pas ce qu’elle a perdu pendant deux semaines, toujours d’aprés le quotidien régional.

•• Dans un autre bar-tabac du quartier, le rideau est baissé depuis jeudi 8 avril … pour non-port du masque, et parce que des clients auraient consommé sur place. « On essaie simplement de travailler parce qu’on ne bénéficie d’aucune aide, et on nous ferme. C’est démotivant, on va presque avoir peur de travailler. On est dans une situation où l’on est soit en guerre avec nos clients, soit en contradiction avec les forces de l’ordre. Ça devient compliqué ! » déclare le buraliste.

« Il y a beaucoup d’incohérences dans les mesures prises et nous, on paie les pots cassés. De toute façon, on ne rouvrira jamais en toute sérénité. Les bars sont devenus les pestiférés de la société, avec un climat de surveillance constant qui est insupportable. »

•• Dans le centre-ville, un autre patron de bar-tabac dit être « usé » par cette situation. Son établissement n’a pas reçu de notification de fermeture. Toutefois, il a été rappelé à l’ordre.

« On m’a dit qu’il ne fallait pas que les gens restent devant le bar ou je risque la fermeture. Je fais respecter le protocole mais je ne peux pas tout surveiller ! On a l’impression qu’on veut nous fermer à tout prix, qu’on est sans cesse espionnés. Je n’ai pas peur de le dire, je sers parfois des cafés dans mon bar aux commerçants qui viennent faire le marché. Hors de question qu’ils restent dehors. Aujourd’hui, on doit être liés, ensemble, pour surmonter tout ça. On dirait qu’on nous pousse à faire le contraire ». (Voir aussi 20 février).