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8 Août 2018 | Profession
 

Confrontées à une pénurie de main-d’œuvre dans le secteur, les organisations professionnelles de restaurateurs demandent aux pouvoirs publics de faciliter l’obtention des autorisations de travail pour les étrangers sans papiers.

« 130 000 emplois sont à pourvoir dans le secteur de l’hôtellerie-restauration » annonce Didier Chenet (président du GNI-Synhorcat / Syndicat national des Hôteliers Restaurateurs Cafetiers Traiteurs / voir Lmdt du 25 mai).  Mais les établissements peinent à recruter.

•• En cause, selon l’Union des Métiers et des Industries de l’hôtellerie (Umih / voir Lmdt du 11 juin) : la mauvaise image de ces professions et les conditions de travail souvent pénibles. « Aujourd’hui, les gens ont tendance à penser que si tu n’es pas bon en classe, tu finis dans l’hôtellerie-restauration » déplore-t-on à l’Umih.

Didier Chenet abonde dans ce sens : « ils boudent de plus en plus certains postes difficiles, comme celui de plongeur, par exemple. » Pourtant, insiste-t-il : « il existe un vrai ascenseur social dans ce métier. Il n’est pas rare de voir des gens qui ont commencé commis de salle finir par gérer un établissement. »

•• L’une des solutions serait d’embaucher des migrants, comme l’ont présenté les professionnels du secteur au Gouvernement, à l’occasion du Conseil interministériel du Tourisme, le 19 juillet dernier.

« Les restaurateurs et les hôteliers sont dans les starting-blocks », explique Didier Chenet, « on attend maintenant du Gouvernement qu’il donne des papiers à ces personnes. La formation, le boulot, on est là pour les fournir. »

•• Des discussions sont donc en cours entre le GNI / Synhorcat et le Gouvernement pour faciliter la régularisation des migrants qui souhaiteraient travailler dans le secteur.

De même, l’Umih, dans le cadre d’un Plan Emploi qui sera présenté à l’automne, travaille avec différents acteurs pour faciliter l’intégration des ressortissants étrangers dans ces métiers. Objectif : « Accompagner les professionnels de la restauration ou de l’hôtellerie dans leurs démarches pour faciliter l’embauche de ces personnes » (voir aussi Lmdt du 18 juillet).