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22 Fév 2020 | Profession
 

Un peu terne en 2018, l’activité de la restauration hors domicile, en France, a repris des couleurs l’an dernier.

Au global – des fast-foods aux cafés et brasseries – le secteur a connu une croissance en valeur de +1,7 %, les Français ayant dépensé 57,3 milliards d’euros, selon le bilan annuel réalisé par la société d’études The NPD Group et repris dans Les Échos. La fréquentation a augmenté, elle, de +0,8 %.

•• Ce sont les deuxième et troisième trimestres qui ont particulièrement vu le nombre de visites augmenter, malgré une base de comparaison en 2018 portée par la Coupe du Monde. À la meilleure conjoncture économique s’est ajoutée une météo favorable.

Ce qui a aidé à compenser un mois de décembre plus chaotique, surtout en région parisienne, avec les problèmes de transport (350 millions de pertes selon le Synorcat- GNI).

•• Sur l’ensemble de 2019, pour une fois, tous les grands segments progressent. Même si c’est toujours la restauration rapide qui tire le mieux son épingle du jeu, engrangeant une hausse record de 4,5 % des dépenses.

Du côté du service à table, la catégorie résiste globalement, mais les établissements à thème et les cafétérias enregistrent un recul.

•• « La déstructuration des repas a pris de l’ampleur et dynamise le secteur. Les frontières se font plus floues entre les différents moments de consommation. Le petit-déjeuner, en pleine progression hors domicile, peut ainsi se prendre jusqu’à midi. Et le salé s’y invite » constate Audrey Adnet, directrice exécutive du département foodservice France de NPD.

Le phénomène contribue à expliquer le recul du déjeuner, qui perd 0,8 % en fréquentation, alors que le dîner progresse de 2,6 %, souligne le cabinet. Une partie des actifs prend en outre de moins en moins de temps pour déjeuner.

•• La livraison ne représente encore que 3 % des « visites », selon le bilan de NPD, mais concentre 25 % de la progression du marché. Elle n’échappera cependant pas aux attentes environnementales fortes des clients, en restauration comme ailleurs. « Elle va devoir s’adapter pour devenir plus durable, au-delà de l’utilisation du vélo » estime Audrey Adnet.

À l’heure du rejet de plus en plus fort du plastique par les consommateurs, il lui reste encore de gros efforts à faire.