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28 Mai 2018 | Institutions
 

Dans une nouvelle dépêche de ce soir, l’AFP revient sur les raisons de la baisse du tabagisme en France, telle qu’analysée lors de la conférence de presse d’Agnès Buzyn (voir Lmdt de ce jour).

La réussite de la France est liée à «un ensemble de mesures : outre la hausse de la taxation, le paquet de cigarettes neutre imposé depuis janvier 2017, et le remboursement des traitements antitabac comme n’importe quel médicament, progressivement mis en place avec la stratégie santé du gouvernement annoncée fin mars ».

•• « Les bons résultats sont liés à l’ensemble du plan. C’est très difficile de dire quelle est la part du paquet neutre, quelle est la part du mois sans tabac, du remboursement des substituts nicotiniques », a expliqué François Bourdillon, directeur de Santé publique France.

•• Mais il y a une autre tendance, qui ne fait pas partie de la politique gouvernementale : la cigarette électronique, reprend l’AFP. « Ce que nous constatons très clairement (…) c’est que la première méthode [de sevrage] utilisée est clairement la cigarette électronique », a souligné le haut fonctionnaire. D’après Santé publique France, le vapotage est stable. Chez les 18-75 ans, 2,7 % fumaient une cigarette électronique tous les jours en 2017, autant qu’en 2016.

Mais si l’industrie des cigarettes électroniques souhaiterait voir reconnue sa contribution au recul du tabac, ce n’est pas du tout la priorité de l’exécutif. « Un dispositif comme la cigarette électronique, qui n’induit pas forcément un arrêt complet du tabac, ne joue pas le rôle que l’on souhaite. Parce que nous souhaitons (…) faire en sorte que les gens ne fument plus du tout », a estimé Mme Buzyn.

•• La ministre voit encore une marge de progression pour la France, par rapport à des pays où la cigarette est beaucoup plus chère. « J’étais en Australie il y a un mois : là-bas le paquet de tabac est à 27 euros, donc c’est vraiment un produit de luxe. Et ils sont à 13 % de fumeurs », a raconté la ministre.