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La majorité au pouvoir en Autriche (ÖVP / droite – FPÖ / extrême-droite) était parvenue, au printemps, à annuler une loi d’interdiction totale du tabac dans la restauration et les cafés. 

Ainsi, il est toujours possible de fumer dans certains établissements et sous conditions (voir Lmdt du 24 mars). 

Ce mardi 9 octobre, l’opposition est remontée au créneau quant à l’organisation d’un référendum sur le sujet. Or, on sait que le développement de la démocratie directe fut l’une des principales promesses électorales de la coalition gouvernementale. « Si l’appel à davantage de démocratie directe est autre chose qu’une plaisanterie de campagne électorale, le gouvernement doit autoriser un référendum » a martelé la nouvelle cheffe de file des sociaux-démocrates, Pamela Rendi-Wagner.

•• Mais le FPÖ a réitéré son refus d’un référendum sur la question en  soulignant que « plus de 85 % » des électeurs s’étaient abstenus de signer la pétition anti-tabac, en son temps, et que le cap des 900 000 signatures, dont le parti a promis de faire le seuil de déclenchement automatique d’un référendum après 2021, n’avait pas été atteint.

•• En même temps, plusieurs poids-lourds conservateurs, dont les maires de Graz et Salzbourg, deux des principales villes du pays, ont appelé mardi à l’organisation d’un référendum, jugeant celui-ci incontournable.

Alors que le chancelier Sebastian Kurz, lui-même non-fumeur, a choisi de ne pas s’exprimer sur la question.

Reste à savoir si l’opinion publique autrichienne s’intéresse vraiment au sujet.