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3 Mar 2018 | Profession
 

•• À Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), avec La Montagne du 2 mars : « Beaucoup de mes clients étaient au courant de cette hausse, alors, ils sont venus la veille. Et au lieu de me prendre un paquet, beaucoup me prenaient une cartouche ! » explique Claude, buraliste place de la Liberté.

« On est devenus des collecteurs d’impôts… et aussi des coffres forts » marmonne une buraliste qui tient à l’anonymat. Cambriolée au début de l’année, elle voit les vols se multiplier autour d’elle : « un simple carton de 20 cartouches a une valeur marchande de 1 600 euros … et bientôt de 2 000 euros ! Et quand vous vous faites cambrioler, les voleurs ne se contentent pas d’un carton ! »

La diversification … pas toujours évidente, poursuit-elle : « d’abord, nos boutiques sont petites. On ne peut pas tous se mettre à faire des clés, des photos, des boissons … Et puis le produit d’appel reste la cigarette. Nos fumeurs achètent parfois des bonbons, mais s’ils arrêtent de fumer ils ne rentrent plus dans un bureau de tabac. On perd alors sur les cigarettes et sur le reste ! ».

•• À Auch (Gers) avec La Dépêche du Midi. Là, cette hausse d’un euro en moyenne par paquet ne passe pas, à priori.

Ni pour les buralistes, ni pour les clients. Certains ont pris la précaution de faire des stocks ; tandis que d’autres ont eu la mauvaise surprise de se retrouver devant le fait accompli. « On va mettre le feu », promet un client particulièrement énervé.

« C’est simple, si ça continue comme cela, je vais me mettre à fumer des cigarettes de contrebande (…) Le gouvernement nous vend de la merde et augmente les prix pour s’en mettre plein les poches ».

Le buraliste, Mohamed Djelaoui (photo), craint 30 % de baisse de son chiffre d’affaires. et ne cache pas sa colère contre le pouvoir en place.

En haute ville, le discours n’est pas tout à fait le même. Après quatre années passées derrière la caisse, Christelle Llebot assure que ses clients s’en moquent. Comme Jacques, fumeur occasionnel, qui se « fout de cette nouvelle hausse. Il n’y a rien de meilleur après un bon