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7 Mar 2018 | Profession
 

•• Buraliste à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), Christine ne décolère pas depuis l’augmentation du 1er mars.

« Depuis 20 ans, je n’arrive pas à m’habituer à ces changements de plus en plus fréquents ! Et mes clients encore moins ! Ce matin ils croyaient à une blague … » confie-t-elle à La Dépêche du Midi.

Les jeux compensent quelque peu et son établissement a été repris à ses parents. Elle envisage même une reconversion … mais n’arrive pas à franchir le pas.

•• « Le nombre de personnes fumant ne baisse pas considérablement comme on pourrait le penser, ou comme le souhaite le gouvernement. Mais en tant que buraliste, nous sommes quand même touchés par cette hausse de prix, car les fumeurs profitent d’autres alternatives d’achat, moins chères. » déclare Mathieu Meunier (président de la chambre syndicale des buralistes d’Indre-et-Loire) dans La Nouvelle République avant la « Journée de la Transformation » (voir Lmdt du 6 mars).

« J’en ai discuté avec des jeunes du lycée Grandmont à Tours. Ayant de faibles revenus, ils se procurent des paquets venus de l’étranger », explique Mathieu Meunier. Lorsque l’occasion se présente, ou par le biais de connaissances.

« Si on souhaite réellement voir le nombre de fumeurs baisser, il faut repenser et accentuer la campagne de prévention contre le tabac » ajoute le président départemental des buralistes.

•• Chez certains des fumeurs interrogés par le quotidien, une réflexion sur leur consommation est tout de même présente : « cela fait 20 ans que je fume, la hausse de prix pourrait être l’occasion d’arrêter ! Encore faut-il la motivation… » manifeste l’un d’entre eux.