Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
9 Mar 2018 | Profession
 

À Blois (Loir-et-Cher), les fumeurs, interrogés par La Nouvelle République (édition du 8 mars), réagissent chacun avec leur caractère.

« C’est une taxe de plus », soupire un habitant de Vineuil. « On connaît, hélas, la musique. Moi, je fume un paquet par jour, mais je sais que je n’aurai aucun mal à trouver des cartouches à 40 euros. »

« Augmenter le prix du tabac, c’est mauvais pour le portefeuille mais bon pour la santé. Du moins pour ceux qui n’ont pas commencé à fumer. Pour ma part, même si mon cardiologue me l’interdit, je ne vais pas arrêter. C’est ma passion, mon hobby. J’ai 66 ans, j’ai fumé ma première cigarette à 16 ans, faites le compte… Bien sûr qu’il faut stopper ce fléau qu’est le cancer, mais on en a marre de toutes ces pompes à fric », réagit Dominique.

Après avoir acheté quelques paquets, un autre client ne cache pas son agacement. « Aujourd’hui, dès que l’on veut quelque chose, il faut banquer. À croire que fumer est réservé aux riches. »

•• Dans l’édition de la veille, le même quotidien revenait sur la première étape à Tours de « La Journée de la Transformation » (voir Lmdt du 6 mars) : avec un nouveau discours, côté buralistes.

« Que fallait-il faire ? L’autruche ? Rester accrochés à notre carotte ou relever de nouveaux défis ? L’horizon 2020 nous permet d’anticiper » explique Philippe Coy. « Sans doute qu’avec le choc du paquet à 10 euros, il y a une prise de conscience. Mais il faut ajouter une dimension générationnelle. La moyenne d’âge dans la profession est de 47 ans. Nous sommes passés au digital. Le linéaire va évoluer. Le bureau de tabac ou le tabac-presse est amené à être le drugstore de la vie quotidienne des Français. Il faut s’ouvrir aux nouveaux produits. 3 000 buralistes sont déjà dépositaires de Compte Nickel …».