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1 Mar 2018 | Profession
 

La hausse de prix de 1 euro devrait faire chuter les ventes de 15 % mais l’impact sur la consommation devrait être moindre. L’État prévoit de stabiliser les revenus générés par ses taxes, une fois de plus, estime ce matin Matthieu Pechberty sur le site de BFM Business.

•• « Les fumeurs seront-ils moins nombreux ce soir ? C’est la seule question à laquelle personne ne peut répondre. Entrée en vigueur ce jeudi, la hausse du prix du paquet de 20 cigarettes qui, en moyenne, augmente de 94 centimes va faire baisser les ventes. Les buralistes s’attendent à une chute de l’ordre de 15 % à 20 %.

•• « Cette augmentation imposée par l’État est la plus forte depuis quinze ans. Pour un paquet vendu 7 euros, elle représente une hausse 15 %. En 2003-2004, les prix avaient augmenté de 1,40 euro – en deux ans – sur des paquets en moyenne à 4 euros, soit 40% d’augmentation ! À l’époque, les ventes de tabac avaient dégringolé de 25 % ! La consommation avait suivi et chuté de 20 %. C’est à ce moment-là que les achats dans les pays limitrophes (Belgique, Espagne, Andorre…) ont explosé.

•• « Cette fois, l’impact sur la consommation est inconnu. Une hausse aussi forte provoquera inévitablement une baisse. Mais de combien ? Les fumeurs disposent aujourd’hui de plusieurs options pour contourner cette augmentation de prix. 

D’abord acheter leurs cigarettes sur Internet. Même si c’est interdit par la loi, les achats augmentent. Ils représenteraient quelques pourcents du marché, sans que cela soit quantifiable précisément. Ensuite, les achats transfrontaliers continuent à augmenter. Ils pèsent près de 30 % du marché contre 20 % il y a dix ans.

•• « Quoi qu’il en soit, la hausse de prix ne fera pas que des malheureux. Malgré cette augmentation, le gouvernement prévoit que ses recettes fiscales resteront stables en 2018, autour de 14 milliards d’euros. La baisse des ventes sera donc indolore pour le budget de l’État. »