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25 Juin 2019 | Institutions
 

Trois ans après la création de Santé publique France, le Professeur François Bourdillon, son premier directeur général, vient d’arriver à la fin de son mandat.

Dans Le Quotidien du Médecin, il revient sur les résultats d’une agence pour laquelle il réclame des moyens supplémentaires. Extraits.

•• « L’agence a contribué à quelques succès comme la baisse de la consommation tabagique (…) La lutte contre le tabac a bénéficié d’une forte politique publique portée par le plan Cancer. L’agence y a participé en développant des opérations de marketing social dont l’efficacité avait été prouvée scientifiquement. Nos budgets de lutte contre le tabac ont aussi été très sensiblement augmentés.

« D’autres facteurs ont contribué à cette baisse : le paquet neutre, le remboursement des substituts nicotiniques, l’augmentation du prix … Tous ces éléments ont permis cette baisse brutale et inédite de 1,6 million de fumeurs, en moins entre 2016 et début 2018 ».

•• « L’alcool est un sujet plus sensible dans notre pays. Nous avions besoin de bâtir une stratégie alcool, c’est à dire de définir les repères de consommation, et de mesurer les impacts de l’alcool en matière de morbi-mortalité. Il a fallu attendre 2019 pour avoir les fondements scientifiques d’une politique de santé publique socialement acceptable, centrée sur les dommages à longs termes.

« C’est ainsi qu’une campagne sur les ravages de l’alcool a été lancée en mars 2019 avec beaucoup de succès (voir Lmdt du 27 mars). Une nouvelle campagne consacrée aux adolescents devrait voir le jour à l’automne. En janvier 2020, nous espérons aussi pouvoir proposer un « Janvier sobre » à l’image du « mois sans tabac ».