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28 Fév 2019 | Profession
 

Vente de billets de TER, règlement des impôts en liquide, cartes grises … À la veille d’une nouvelle hausse du prix du tabac (voir Lmdt de ce jour), Philippe Coy explique dans une interview au Parisien/Aujourd’hui en France les avancées de la transformation du réseau des buralistes.

•• « J’ai rendez-vous le 6 mars avec Guillaume Pepy et cela s’intègre parfaitement dans ma vision de la transformation du métier de buralistes. Nous devons passer de la vente de tabac à une panoplie d’offres de services qui fera de nous le drugstore du quotidien des Français. Nos 24 500 bureaux de tabac doivent être en capacité d’apporter des solutions de proximité qui répondent aux besoins des clients. 

•• « Avant même le grand débat national, j’ai vu dans tous mes déplacements la difficulté à préserver les services publics dans les zones rurales. Une petite gare, comme une poste, ne peut pas rester ouverte pour servir trois clients par jour. Nous avons déjà 1 035 relais-poste commerçants dans notre réseau.

« Je suis très heureux d’entamer les mêmes discussions avec la SNCF. Dans les zones rurales, on pourrait distribuer l’ensemble des billets SNCF et se limiter ailleurs aux trains régionaux. Je vais proposer à Guillaume Pepy de faire des territoires d’expérimentation car on ne pourra pas d’un seul coup déployer la vente de billet chez les 24 500 buralistes. Mais notre idée, c’est de donner plus de proximité et de flexibilité à l’offre SNCF.

•• « Nous avons répondu à l’appel d’offres lancé par la Direction générale des finances publiques pour accueillir les Français qui veulent payer leurs impôts en liquide et en CB. Nous correspondons parfaitement aux critères d’avoir au moins 1 900 points de contact sur le territoire et d’être ouverts au moins vingt heures par semaine. C’est un immense défi. Le paiement en cash et CB des impôts, ce sont 6 millions de transactions par an pour un montant de 1,4 milliards d’euros. 

•• « Les préfectures ont fermé les guichets qui traitaient les cartes grises. Nous avons donc sollicité le ministère de l’Intérieur pour obtenir l’agrément qui nous permettrait de rendre ce service à nos concitoyens. Nous ne sommes pas là pour remplacer les professionnels de l’automobile, les gares ou les bureaux de poste, mais nous pouvons offrir une solution alternative et même des solutions techniques grâce aux start-up que nous hébergeons au sein de la Confédération des buralistes.

•• « Les prix du tabac ont augmenté de 1 euro en 2018, et il y aura en 2019 deux hausses de 50 centimes. La même mécanique en 2010 aboutira aux 10 euros le paquet, voulus par l’État. L’an dernier, l’augmentation a fait que le marché a reculé de 9,2 % en volume et augmenté de 3,4 % en valeur.

« La baisse des ventes fait qu’on perd des ventes induites et, en 2019, on va continuer à perdre des volumes et, peut-être, à perdre aussi en valeur. Attention à l’effet ciseaux. »