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6 Mai 2018 | International
 

Antoni Martí, chef du gouvernement andorran (voir Lmdt du 16 mars), a accordé, ce 1er mai, une interview à France Bleu Occitanie / Roussillon sur le rapprochement de la principauté avec l’Union européenne. Où il est largement question de tabac … Extraits. 

•• « L’Andorre est situé en plein continent européen. Le souci de l’Andorre c’est de diversifier son économie. Dans une Europe qui est à chaque fois plus fermée, l’Andorre a fait un défi vers l’ouverture européenne. Voilà un petit pays qui pourrait être eurosceptique mais qui fait du rapprochement un enjeu majeur de son avenir. Déjà, en 1992, on a signé un accord douanier pour prévenir le problème du tabac, si problème il y a » (sic).

« Emmanuel Macron a dit qu’il allait passer le prix du tabac à 10 euros. En Belgique, en Italie, en Espagne, le prix du tabac est moins cher. Le pays qui a le plus fort différentiel c’est l’Andorre.

•• « Le tabac qui vient d’Andorre représente 0,5 % de ce qui est fumé en France. Mais l’Andorre s’est engagée. Et il faut que les Andorrans et que les Français sachent que le gouvernement veut mettre en place un commerce responsable.

•• « On a fait des changements législatifs, au niveau pénal, sur la contrebande de tabac, ainsi que sur le blanchiment d’argent lié à ce trafic. Nous avons ratifié des accords de coopération douanière (voir Lmdt du 17 mars). Et on est en train de mettre en place des patrouilles mixtes (voir Lmdt du 7 avril).

« Si vous regardez les statistiques de tout ce qui fait contre la contrebande de tabac dans toutes le Pyrénées, le point où il y a le plus d’actions décisives et de résultats, c’est au Pas-de-la-Case (voir Lmdt du 17 avril). 

•• « Le tabac, il vient de loin. Mais, en même temps, la seule industrie qui existait en Andorre, c’était le tabac (…) La fiscalité du tabac représente actuellement un quart du budget de l’Andorre.

« On a dit à l’Union européenne qu’on était prêt à entrer dans l’Union douanière (dont l’article 24 concerne le tabac), mais avec une période de transition de 30 ans qui a été obtenue (re-sic).

« Et il y a la volonté de la traçabilité du tabac qui se fabrique en Andorre.

« La venue de Gérald Darmanin a été souhaitée par le chef du gouvernement. 

« On a fait le nécessaire pour que, chaque fois qu’il y ait une augmentation du prix du tabac, on réajuste pour que le différentiel n’augmente pas

« Chaque année, en Andorre, on produit de moins en moins de tabac manufacturé. En contrepartie, on a plus de recettes. Mais, en même temps, on taxe de plus en plus notre tabac.

•• « On reçoit 8 millions de personnes par an et toutes ne viennent pas pour le tabac. Il y a aussi la libre circulation des marchandises. 

« On aurait pu faire le choix de ne pas s’engager dans cet accord, on aurait pu faire le choix de ne pas lutter contre la contrebande (re-sic).

« On a fait le choix qu’Andorre ne soit plus dans la liste des paradis fiscaux. On a fait le choix d’une fiscalité homologable et compétitive, c’est vrai (re-sic), qui nous a permis de signer un accord d’association avec la France. 

« On a fait le choix d’une économie ouverte (les non-Andorrans peuvent s’y installer) et de réformes ».