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17 Mar 2018 | Trafic
 

Philip Morris France s’est porté partie civile au procès du trafic « en fratrie » qui vient de se dérouler devant le tribunal correctionnel de Toulouse (voir Lmdt du 16 mars).

Cette constitution s’est soldée par l’obtention de 1 000 euros (pour chacun de deux prévenus), au titre de préjudice économique, et à un euro symbolique pour préjudice d’image.  

Daniel Bruquel, chef du service Prévention du Commerce illicite du fabricant, a expliqué, à La Dépêche du Midi, l’utilité de ce recours juridique dans la lutte contre le marché illégal du tabac.

•• « Nous le faisons désormais systématiquement dès que nous en avons connaissance. C’est le seul moyen juridique de faire valoir nos droits sur ce dossier et nous sommes souvent accueillis de manière positive. Nous ne pouvons pas accepter que la criminalité organisée, des équipes plus ou moins structurées ou des particuliers pratiquent de tels abus et sabotent le marché légal du tabac en France, surtout dans votre région où la proximité avec l’Espagne et l’Andorre facilite le trafic ».

•• « Oui, nous vendons des cigarettes en Andorre et nous en fabriquons via un partenaire local. Mais nous avons mis en place des contrôles très stricts pour éviter les dérives. C’est, bien sûr, le cas sur la production de notre manufacture, contrôlée mensuellement par les douanes andorranes, mais également chez les points de vente andorrans. Si les commandes varient ou paraissent inappropriées, nous réagissons. Nous avons ainsi retiré nos produits d’un magasin à l’automne 2016 et deux mois plus tard, le gérant était arrêté par la police de la Principauté et soupçonné dans une affaire de contrebande.

•• « En Andorre, les prix sont libres. Nous conseillons un prix de vente à 3,50 euros mais les commerçants décident eux-mêmes du prix ou des promotions. Nous militons auprès des responsables andorrans pour que – à l’image de l’essence qui ne peut pas coûter moins de 20 % que celle vendue en Espagne –  le prix des cigarettes subisse des obligations identiques ».