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27 Sep 2019 | Profession
 

Comme beaucoup de ses collègues de la PQR, L’Aisne Nouvelle est parti sur le terrain à la rencontre des buralistes et de leur résilience dans une région difficile, ne serait-ce que par le voisinage de la Belgique.

À commencer par Jacques Héry, buraliste à Saint-Quentin et président de la chambre syndicale du département : « l’avenir du bureau de tabac passe par du multi-produits et services de type drugstore du quotidien des Français ».

•• Installé depuis huit ans dans un quartier de Saint-Quentin, Benoît Courtay propose plusieurs services pour pouvoir maintenir son activité : la presse, le relais colis, les jeux à gratter, la carterie, la vente de timbres, le transfert d’argent mais aussi la vente de bijoux, de vin ou divers cadeaux.

« J’ai intégré tous ces différents services pour compenser les différentes baisses et limiter la casse. Le panier moyen du client chez moi a diminué de 2 à 3 euros par jour ». Bien plus qu’un simple bureau de tabac, l’endroit est aussi un lieu de rencontre et de conseil avec des clients qui demandent parfois de l’aide : « le client a besoin de nous et il arrive qu’on le conseille. »

Mais le buraliste tient à préciser : « à chaque augmentation du prix du paquet de cigarettes, on enregistre une baisse des clients, donc du chiffre d’affaires ; or le tabac continue de nous faire vivre, ça reste notre première ressource. »

•• Pour Jérôme Dagnicourt (photo), installé dans le centre, la situation est toute autre. Relancé il y a un an et demi, son bar-tabac ne connaît pas la crise : « je n’ai pas de baisse mais je fais beaucoup d’heures. Je ferme à 23 heures plusieurs fois par semaine. Il n’y a pas 36 solutions. La vente des cigarettes chez moi représente encore 40 % de mon chiffre d’affaires. C’est mon produit d’appel principal avec le PMU et les jeux (…) À côté, j’ai le bar qui fait venir les clients mais le métier nous impose de se diversifier, on n’a pas le choix. »

•• À Vervins (à une cinquantaine de kilomètres), un couple s’est lancé, il y a presque trois ans, dans l’aventure d’un bar-tabac : « on n’a pas à se plaindre même si la Belgique n’est pas loin. Beaucoup de clients vont se fournir, la première moitié du mois, en Belgique mais reviennent chez nous acheter des paquets à l’unité, la seconde moitié du mois. »