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6 Mai 2021 | Observatoire
 

fumeur pause cigarette ouvrierUne vaste étude de Santé publique France, publiée ce mardi 4 mai, met en lumière de nettes disparités dans la consommation de substances appelées psychoactives (tabac, alcool, drogues illicites) entre les différentes professions (voir 11 octobre 2020 et 29 janvier 2019). 

•• Basée sur un sondage réalisé en 2017 auprès de 25 000 adultes, dont près de 15 000 actifs, elle montre que le secteur de l’hébergement et restauration est associé à des niveaux d’usage plus élevés que la moyenne pour le tabac, le cannabis et la cocaïne, chez les hommes comme chez les femmes.

Les hommes travaillant dans les secteurs de l’agriculture, de la construction et des activités immobilières consomment plus fréquemment du tabac et de l’alcool que la moyenne.

Quant aux drogues illicites (cannabis, cocaïne, MDMA, ecstasy, amphétamine), c’est dans le domaine des arts et spectacles que l’on trouve les proportions les plus élevées d’expérimentateurs, surtout chez les hommes.

•• À l’inverse, certaines professions s’avèrent plus sages avec ces substances. C’est le cas par exemple de l’administration publique avec le tabac et le cannabis, de l’enseignement avec le tabac et la consommation d’alcool ponctuelle importante (appelée API), ou encore de l’information et de la communication avec le tabac et l’alcool quotidien.

•• Ces disparités de consommation ne doivent pas être vues seulement au prisme du secteur d’activité, souligne Santé publique France dans son étude. Elles peuvent également s’expliquer en partie par les différences d’âge entre les professions.

On retrouve par exemple beaucoup plus de jeunes dans les domaines de l’hébergement et restauration et des arts et spectacles, soit une catégorie de population plus consommatrice de substances psychoactives.

Malgré les limites évidentes de ce rapport (certains secteurs peu représentés, absence d’analyse en fonction du niveau d’éducation ou de revenu, biais de sous-déclaration), les auteurs jugent leur travail utile pour mieux cibler les « actions de prévention des addictions ».