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18 Avr 2019 | Observatoire
 

Pour la septième fois depuis sa création en 1993, l’OFDT (Observatoire français des drogues et des toxicomanies) publie « Drogues et addictions, données essentielles 2019 » (voir Lmdt du 24 janvier 2018), un état des lieux basé sur l’ensemble des connaissances disponibles sur la consommation de drogues en France, qu’elles soient licites ou illicites.

Mais aussi sur l’utilisation des écrans et la pratique des jeux d’argent et de hasard. Le JDD.fr a sélectionné les passages clé de ce rapport de 200 pages, qui souligne notamment que le cannabis reste la substance illicite préférée des Français.

•• En 2017, d’après les enquêtes en population générale fondées sur des données déclaratives, les substances licites (tabac et alcool) restent les produits les plus consommés en France, que ce soit en termes d’expérimentation ou d’usage régulier. Si le tabac est bien moins expérimenté que l’alcool, il est plus souvent associé à un usage quotidien : les adultes qui fument tous les jours (27 %) sont presque trois fois plus nombreux que les buveurs quotidiens (10 %).

En revanche, l’usage d’alcool (au moins une fois dans l’année) reste une pratique sociale majoritaire, parmi les adultes (87 % entre 18 et 75 ans) et les plus jeunes (78 % à 17 ans).

•• Parmi les drogues illicites, le cannabis demeure la première substance consommée (45 % d’expérimentateurs parmi les adultes, 11 % d’usagers dans l’année et 6 % dans le dernier mois), loin devant la cocaïne, dont l’usage concerne sept fois moins de personnes, avec environ 1,6 % d’usagers dans l’année.

•• À l’image de ce que l’on observe dans la population adulte, les trois principaux produits psychoactifs consommés à l’adolescence sont l’alcool, le tabac et le cannabis : à 17 ans, sur dix jeunes, neuf ont déjà bu de l’alcool, six ont essayé la cigarette et quatre ont expérimenté le cannabis. À cet âge, seule une minorité de jeunes n’a pris aucune de ces trois substances (12 %), ce qui traduit la forte accessibilité des substances psychoactives (licites ou illicites), d’après l’OFDT.

Le champ de ces initiations de jeunesse s’est récemment étendu à de nouveaux comportements comme la chicha et la cigarette électronique, toutes deux expérimentées par la moitié des jeunes de 17 ans … À 17 ans, un quart des jeunes fument quotidiennement des cigarettes (25 %) et près d’un sur dix déclare avoir consommé de l’alcool et/ou du cannabis au moins 10 fois dans le dernier mois (respectivement 8 % et 7 %). Enfin, 7,4 % des jeunes de cet âge présentent un risque élevé d’usage problématique de cannabis.

•• Dans l’ensemble de la population (jeune et adulte), la baisse se confirme pour les deux produits les plus répandus : l’alcool, dont l’usage diminue de façon régulière depuis les années 1950 et, plus récemment, le tabac …

En revanche, la proportion d’usagers de cannabis progresse parmi les adultes, traduisant à la fois le vieillissement des générations ayant expérimenté ce produit dans sa période de forte diffusion (à partir des années 1990) et le ralentissement des initiations au cannabis chez les plus jeunes …

Parmi les jeunes (avant 25 ans), bien que les niveaux d’usage de produits psychoactifs soient non négligeables, les consommations de tabac, d’alcool et de cannabis se situent bien en deçà des niveaux observés au début de la décennie 2000. C’est particulièrement vrai pour le tabagisme, dont la décrue s’est accélérée depuis 2014.

•• Concernant les jeux, en 2017, 39 % des 17 ans ont répondu avoir joué à un jeu d’argent et de hasard au moins une fois dans l’année, alors qu’un sur dix y a joué au moins une fois par semaine.