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27 Jan 2014 | Institutions
 

Mildt Danièle Jourdain-MenningerLa Mission interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie (Mildt) a présenté, ce lundi 27 janvier, un plan d’action contre les drogues ainsi que les addictions, ciblant en particulier les jeunes et concrétisant le premier plan gouvernemental présenté à l’automne (voir Lemondedutabac des 18, 19 et 20 septembre).

Doté d’un budget de 59 millions d’euros, ce plan prévoit 130 actions pour la période 2013-2015 et a « l’ambition de porter l’effort vers les populations les plus exposées parmi lesquelles les jeunes dont les consommations d’alcool et de cannabis menacent la santé et l’insertion sociale » explique Danièle Jourdain-Menninger, la présidente de la Mildt.

Elle fait remarquer que « ces jeunes consomment de plus en plus jeunes, tabac, alcool, cannabis, drogues de synthèse », soulignant qu’à son avis l’interdiction de la vente d’alcool et de tabac aux mineurs n’était pas appliquée et que la culture du cannabis avait explosé (131 000 pieds saisis en 2012 contre 37 000 en 2008). Une des priorités du plan porte sur la lutte contre le trafic, local comme international. Le trafic, c’est probablement ce que la Mildt entend lorsqu’elle insiste sur le non-respect de ventes aux mineurs …

La Mildt veut ainsi agir contre les alcoolisations ponctuelles importantes (« binge drinking ») qui touchent plus de la moitié des lycéens. En développant, par exemple, des partenariats avec les universités, où des « étudiants référents » feront de la prévention, notamment lors des soirées festives.

Autre axe : la formation de professionnels pour repérer le plus tôt possible les conduites addictives et la valorisation des Consultations jeunes Consommateurs (CJC), encore peu connues. Quelques actions sont destinées aux parents d’usagers, souvent désemparés, comme l’ouverture d’une ligne téléphonique dédiée.

Sont également ciblées « les femmes enceintes qui consomment encore trop régulièrement de l’alcool et du tabac pendant la grossesse; les femmes usagères de drogues qui s’excluent du soin par crainte d’être stigmatisées; et les personnes les plus éloignées des dispositifs pour des raisons géographiques ou sociales ». Pour ces dernières, la Mildt compte sur l’expérimentation de « salles de consommation à moindre risque », avec en outre la volonté de toucher davantage les quartiers défavorisés, en ville comme à la campagne.

Danièle Jourdain-Menninger défend, à travers son plan d’action, « une approche intégrée de la lutte contre les conduites addictives en s’intéressant à toutes les drogues et addictions et en privilégiant l’approche par population et le renforcement des compétences psychosociales ».