Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
4 Jan 2021 | Profession
 

Si en ce début 2021, le prix du paquet de cigarette augmente pour certaines marques (voir 31 et 11 décembre 2020), Gérard Maury, président de la fédération de l’Ariège, tient à rappeler, dans La Dépêche, que les buralistes français ont obtenu un gel de l’augmentation de la fiscalité.

« Cette augmentation de quelques centimes correspond, en fait, à des ajustements réalisés par les fournisseurs et non l’État » précise-t-il. Gérard Maury espère surtout que quelque chose soit fait sur l’écart de prix entre l’Andorre et la France.

•• « Cette crise sanitaire n’a fait que confirmer le poids du marché parallèle que représente l’Andorre », note Gérard Maury.

« Cela a permis de véritablement le quantifier et de constater qu’il représentait plus que les 30 % que nous pensions. Pour nous, c’est une confirmation; pour les autorités, cela a été un révélateur ».

•• Si le constat est partagé par l’ensemble des buralistes frontaliers de l’Hexagone, Gérard Maury affirme que l’Ariège est le département le plus touché par ce marché parallèle. Pour preuve, c’est dans ce département que l’augmentation des volumes a été la plus importante pendant la période de fermeture des frontières.

Et ces « bons » chiffres ariégeois — + 22 de volume de cartouches vendues sur l’année — ne témoignent pas pour autant d’une augmentation de la consommation.

Au niveau national, cela a permis de remettre à l’équilibre une moyenne nationale plutôt à la baisse ces dernières années. « La moyenne nationale est de -1 %, ce qui veut dire que la consommation reste stable », commente le buraliste installé à Mazères (située à 30 minutes de Toulouse et 1 heure 30 minutes de l’Andorre).

•• Reste donc le problème de la proximité d’une principauté, en dehors de l’Union européenne, où d’une part, le nombre de cartouches pouvant être acheté par un étranger reste limité à 1,5 par personne (contrairement aux autres pays de l’Union européenne, passé de 4 à 1 cartouche cet été / voir 31 juillet 2019), et où l’écart de prix reste le plus important en comparaison avec le prix français.

« C’est véritablement là où il faut faire quelque chose, même s’il restait un ou deux euros d’écart cela suffirait pour faire diminuer le trafic ».