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24 Nov 2014 | Observatoire
 

Pollution air« Le 13 décembre 2013, les rues de Paris étaient aussi polluées qu’une pièce de 20m2 occupée par huit fumeurs ». Une étude réalisée dans la capitale montre, pour la première fois, les quantités de nanoparticules présentes dans l’air et la gravité de la situation. Alors que la France ne respecte toujours pas les normes européennes sur les plus grosses particules (PM10) et qu’il n’existe encore aucun seuil réglementaire sur les nanoparticules.

Ces données, rendues publiques ce lundi 24 novembre, ont pu être établies grâce au « ballon de Paris » équipé depuis dix-huit mois d’un appareil de mesure en continu des nanoparticules présentes dans l’air. Outre la pollution chronique (chaque jour, les Parisiens inhalent 100 000 particules à chaque respiration), le ballon a ausculté deux pics.

L’épisode de décembre 2013, malgré une belle météo, a été dominé par des particules ultrafines avec une moyenne de 3 millions tout au long de la journée, « un véritable matelas de particules », selon les experts. Et celui de mars 2014, caractérisé par un brouillard, spectaculaire, de particules PM10 (voir Lmdt du 17 mars) qui avait poussé le gouvernement à imposer la circulation alternée. Et qui avait valu le tweet de Michèle Delaunay sur la cigarette alternée (voir Lmdt du 18 mars).

Ces particules ultrafines – extrêmement nocives pour la santé humaine en pénétrant, notamment, profondément dans les poumons -, sont classées depuis 2012 comme cancérogènes par l’OMS. L’OMS estime à 2 millions le nombre de morts du fait de leur inhalation parmi les 7 millions de décès dus à la pollution globale de l’air. Soit un peu plus que le tabac (voir Lmdt du 25 mars).

La Mairie de Paris annonce pour début 2015 un plan antipollution ambitieux.