Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
26 Sep 2018 | Trafic
 

Ce début de semaine, le kiosque à journaux historique du métro Barbès, dans le 18ème arrondissement de Paris, est resté clos. Et risque bien de le demeurer longtemps.

Samir Lebcher, à la tête depuis dix ans de ce petit commerce familial (voir Lmdt du 18 septembre), a jeté l’éponge.

Lassé de travailler au milieu des dizaines de vendeurs de cigarettes à la sauvette qui pullulent au pied du métro (voir Lmdt des 8 avril et 18 mars), découragé devant la multiplication des vols et des agressions, le trentenaire a décidé de prendre du recul.

•• Une première fois, déjà, il était parti s’installer durant un an dans un univers radicalement différent : Palais Royal, avec vue sur la Comédie française. Et puis, il était revenu voici quelques mois dans son quartier de cœur. « J’ai trouvé à Barbès une situation encore plus dégradée que lorsque je suis parti. Un environnement hostile », explique-t-il au Parisien. « Je ne suis pas revenu pour faire le policier ou le médiateur. »

•• « À Barbès, on se permet des choses incroyables … voici quelques jours, un groupe est tranquillement venu sceller une carotte de buraliste sur le mur du métro sans que personne ne l’en empêche, alors même que le quartier est en zone de sécurité prioritaire (ZSP) » (voir Lmdt du 21 septembre).