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1 Juin 2018 | Observatoire
 

La Fondation pour un Monde sans Tabac (Foundation for a smoke-free world, basée à New-York / voir Lmdt du 18 septembre 2017) a émis une communication sur le tabagisme en France, ce 31 mai, que nous reproduisons ci-dessous.

La Fondation pour un monde sans tabac s’engage dans la recherche novatrice, qui vise à aider davantage le milliard de fumeuses et de fumeurs à travers le monde à arrêter de fumer ou à consommer des produits moins nocifs.

Malgré le fait qu’en France, neuf fumeurs sur dix soient sensibilisés aux dangers du tabac, 72 % ont échoué dans leurs tentatives d’arrêter, comme l’indiquent de nouvelles données publiées par la Fondation pour un monde sans tabac. Ces chiffres mettent en évidence le fait que de nouvelles options pour arrêter de fumer et réduire la nocivité s’imposent pour aider les fumeurs à vivre plus longtemps et plus sainement.

•• « Les données confirment ce que nous savons depuis des décennies : un grand nombre de fumeurs souhaite arrêter sans y parvenir », a déclaré Derek Yach, président de la Fondation pour un monde sans tabac, qui s’est personnellement impliqué dans l’élaboration du traité international sur la lutte antitabac, la Convention-cadre pour la lutte antitabac (CCLAT), et a occupé le poste de directeur général responsable des maladies non transmissibles et de la santé mentale à l’Organisation mondiale de la santé.

Ces nouvelles données permettent d’envisager les défis que pose l’élaboration d’une approche universelle de la désaccoutumance au tabac à travers le monde. Les choses sont claires : les fumeurs sacrifient leur bien-être physique et économique pour le tabac, même si un grand nombre d’entre eux souhaitent arrêter de fumer.

•• « Depuis deux ans que le Royal College of Physicians britannique a conclu que « la réduction de la nocivité présente un énorme potentiel pour éviter les décès et les handicaps liés à la consommation de tabac », nous continuons largement à ignorer le fait qu’un grand nombre de fumeurs ne veulent pas arrêter, trouvent du plaisir à fumer et, dans l’ensemble, n’ont pas conscience du fait que la nicotine n’est pas ce qui nuit à leur santé. Les avances dans le domaine de la réduction de la nocivité posent littéralement une question de vie ou de mort pour ces personnes », a ajouté Derek Yach.

•• La Fondation adopte actuellement une nouvelle approche pour aider les fumeurs à cesser de fumer ou à réduire les risques pour leur santé. Elle écoute les fumeurs et envisage avec leur regard les défis auxquels ils sont confrontés dans leurs tentatives d’arrêt. La Fondation s’est engagée à financer un ordre du jour de recherche qui met la priorité sur de nouvelles méthodes de réduction de la nocivité et de désaccoutumance au tabac afin d’atteindre les objectifs de la CCLAT, tout en répondant efficacement aux besoins comportementaux et sanitaires des fumeurs qui ont du mal à arrêter.

•• Les résultats pour la France incluent également :
• 92 % des fumeurs indiquent être « bien informés » en ce qui concerne les répercussions du tabagisme sur la santé ;
• 72 % des fumeurs indiquent avoir l’intention d’arrêter ;
• 64 % des fumeurs qui ont essayé d’arrêter, indiquent avoir besoin d’aide pour le faire ;
• 44 % des fumeurs pensent à tort que la nicotine provoque le cancer du poumon.

•• Même en France, pays dans lequel les efforts pour arrêter de fumer sont partiellement fructueux, 12 millions de personnes continuent à mettre leur santé en danger en consommant quotidiennement du tabac brûlé. Les progrès pour mettre fin au tabagisme sont lents. Malgré l’augmentation des taxes sur les cigarettes et l’interdiction de fumer dans les lieux publics, le taux de tabagisme chez les jeunes femmes en France demeure obstinément élevé (29,6 %). Ce chiffre suggère que les mesures actuelles pour diminuer le tabagisme ne suffisent pas et que les besoins des fumeurs qui souhaitent arrêter de fumer ou réduire la nocivité ne sont pas pris en considération.

•• « Alors que nous célébrons la 30ème Journée mondiale sans tabac, je suis fier que la Fondation pour un monde sans tabac soit solidaire des fumeurs et des fumeuses pour les aider à briser leur dépendance. Comme le démontre la situation en France, des progrès importants ont été accomplis en matière d’abstinence tabagique, mais il reste un travail énorme à faire », a poursuivi Derek Yach.