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6 Juil 2017 | Trafic
 

Le 29 janvier dernier, trois hommes d’une vingtaine d’années, vivant en région parisienne chez leurs parents, étaient interpellés au péage de Monnaie (Indre-et-Loire) alors qu’ils rentraient de Madrid vers Paris en bus. 

Ils voyageaient avec seize valises à l’intérieur desquelles les douaniers avaient découvert 448 kilos de tabac à narguilé, achetés aux Émirats Arabes-Unis en toute illégalité. 

•• Jugés à Tours, les trois hommes étaient absents à l’audience. Un seul était représenté par un avocat. Aux douaniers, ils avaient expliqué que l’un d’eux était parti de Paris pour Abou Dabi en avion, s’était chargé d’acheter la marchandise au prix de 2,2 euros le kilo. Il en avait ensuite revendu un tiers à chacun de ses compères qui l’avaient rejoint pour ramener les valises vers Madrid, puis Paris.

Ils envisageaient de revendre le tabac 40 euros le kilo à un bar à chicha de la région parisienne, en espérant près de 17 000  euros de bénéfices. L’enquête n’a pas permis de déterminer l’existence d’un commanditaire.

•• La douane, ayant fait ses calculs, a réclamé une amende de 61 824 euros et rappelé que le délit était passible de trois ans de prison. Ce qui a provoqué la colère de l’avocat d’un des jeunes (absents) qui espère entamer une carrière à la SNCF : « c’est incroyable les pouvoirs donnés aux agents douaniers ! La messe est dite, la justice n’a plus aucun pouvoir », s’est-il emporté, dénonçant le calcul de l’indemnisation sur la valeur de vente légale et non sur le bénéfice escompté.

•• Les trois hommes ont finalement été condamnés à six mois de prison avec sursis, assortis de 24 mois de mise à l’épreuve pour celui qui acheté la marchandise et qui avait déjà été condamné dans une affaire de stupéfiants. Ils devront payer, ensemble, l’amende douanière réclamée.

•• Élément troublant … ou pas  : une femme a été jugée, il y a à peine un mois, par le tribunal de Tours, pour une affaire « avec les mêmes circonstances logistiques et matérielles. » Il était alors question de 229 kilos de tabac (voir Lmdt du 5 juin).

Décidément lucratif, ce trafic.