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22 Sep 2018 | Profession
 

Cela s’est déroulé, il y a quelques jours, à la mairie de Paris.

À l’invitation d’Olivia Polski (adjointe, chargée du Commerce, de l’Artisanat et des Professions libérales et indépendantes), un certain nombre de responsables d’organisations professionnelles étaient conviés pour réfléchir ensemble sur les Jeux Olympiques 2024.

Parmi eux, Philippe Coy et Bernard Gasq (président de la fédération des buralistes d’Ile-de-France).

Nous étions le 11 septembre et cette réunion entrait, en fait, dans le cadre d’une grande concertation : « Concertation Héritage 2024 pour Paris ». Ou « comment accentuer l’attractivité de la capitale et favoriser sa transformation urbaine de façon durable et inclusive » en profitant de l’effet JO.

Au-delà des formules, l’occasion est donnée de se projeter dans une vision du métier de buralistes en zone urbaine et dans … six ans. Et l’exercice incite à la réflexion (sans anticiper sur les propositions que vont faire, en définitive, les représentants des buralistes).

• Buraliste / Relais d’informations pour les nombreux visiteurs attendus dans la capitale ? Oui, mais en relation avec toutes les applications chargées sur les smartphones du moment dont seront tous dotés les visiteurs. Avec quelles complémentarités physiques ?

• Buraliste / « Conciergerie de quartier » ? : instinctivement, on se dit que le concept aura vraiment du sens, mais il aura fallu, d’ici là, lui donner de la subsistance. Conciergerie de quoi ? Avec qui ? Une chose est sûre : le capital proximité sera toujours essentiel.

• Buraliste / Bar et point restauration ? : à l’évidence, mais il y aura de la concurrence et là, il faudra savoir s’ancrer dans l’image de la tradition parisienne.

• Buraliste, encore débitant de tabac ? : probablement, mais plus que jamais sous une forte pression normative (les Jeux obligent … et on jettera un œil sur ce qui se passe actuellement à Tokyo / voir Lmdt des 6 juillet 2018 et 12 mars 2017) ; avec l’obligation du zéro mégot devant les points de vente. Sachant qu’un certain basculement vers le vapotage et les produits de nouvelle génération devrait avoir des effets parmi les consommateurs. Et puis, imagine-t-on une capitale des Jeux avec la persistance de phénomènes comme le marché de la contrebande de Barbès ?

La boite à idées est ouverte. Pour Paris 2024, la transformation a tout son sens.