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2 Jan 2018 | Profession
 

En tout cas, toutes les hypothèses sont échafaudées sur le sujet (voir Lmdt du 18 décembre 2017). Alors que chez les buralistes, l’activité jeux a marché très fort en cette période de fêtes.

•• Ce 2 janvier, Le Figaro revient sur le sujet : « La vente de la FDJ, du Loto donc, est tout aussi sensible (que celle d’ADP : ndlr). L’État doit encore décider s’il se contente d’une opération à minima ou s’il lâche le contrôle.

« Il doit également choisir entre une opération de gré à gré avec d’éventuels partenaires, et une opération de mise en Bourse qui pourrait être l’occasion d’un placement populaire, en phase avec une ambition plus large de réconcilier les Français avec l’investissement dans les entreprises. »

•• Justement. Et si cette « ambition de réconcilier les Français avec l’investissement dans les entreprises » se conjuguait avec une implication des détaillants dans le processus de mise en Bourse ?

En les rendant, eux-mêmes, actionnaires ?

•• C’est une proposition sur laquelle planche sérieusement Philippe Coy. Les buralistes ne réalisent-t-ils pas actuellement 76 % du chiffre d’affaires de la FDJ ?

Il a même testé son principe directement au cabinet du ministre de l’Économie, pas plus tard que le 20 décembre dernier.

•• L’idée que plaide le président de la Confédération – qui est lui-même diffuseur de presse et détaillant FDJ à Lescar – consiste à voir proposer aux détaillants un pourcentage réservé des actions qui seront mises sur le marché. À des conditions préférentielles.

Double intérêt : associer encore plus les détaillants au développement commercial d’une entreprise déjà bien implantée dans leurs points de vente ; et faire des détaillants des « ambassadeurs » d’un processus de privatisation (même partielle) qui en serait d’autant plus populaire.