Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
27 Fév 2013 | Profession
 

Dans le cadre du 15ème festival du Havane, à Cuba, Habanos SA (qui commercialise l’essentiel de la production de cigares de l’île) annonce un chiffre d’affaires mondial en progression de 6 % pour 2012, à 416 millions de dollars. En 2011, l’évolution avait été de 9 % (voir Lemondedutabac du 28 février 2012).

La crise économique affecte particulièrement le premier marché national du cigare « fait main » cubain : l’Espagne. Alors que les ventes ont doublé en Chine sur les quatre dernières années. Ce qui porte ce pays au rang du 3ème marché national d’Habanos SA (derrière la France).

Sachant que les responsables d’Habanos (dont Jorge Luis Fernandez Maique, son directeur commercial) condamnent toujours, et pour cause, l’embargo des Etats-Unis sur les produits cubains. Le marché du cigare y est évalué à 220 millions de dollars.

26 Fév 2013 | Pression normative
 

Alors que la Directive Tabac entre en phase d’examen au Parlement européen, la Commission publie un rapport sur l’état des lieux du tabagisme passif en Europe. Un bilan, en quelque sorte, de la recommandation du Conseil de 2009 relative aux « environnements sans tabac » qui demandait aux états-membres de prendre des mesures efficaces avant novembre 2012. Basée sur des « déclarations spontanées » des vingt-sept états membres, on reste sur sa faim à la lecture de données chiffrées succinctes et de conclusions hâtives. 

D’après le communiqué accompagnant la publication du rapport, la protection contre la fumée de tabac secondaire se serait considérablement améliorée dans l’Union : en 2012, 28 % des Européens y ont été exposés, notamment dans les débits de boissons, chiffre en forte baisse par rapport aux 46 % de 2009. Ce qui permet au rapport d’avancer, curieusement, que sont dissipées « les craintes de voir l’interdiction de fumer exercer une influence négative sur les recettes des bars et des restaurants et que « les conséquences économiques ont été limitées ou neutres, voire positives, dans la durée ». Sans chiffres, ni études précises sur ce dernier point.

Sur l’application de la recommandation, on apprend que « plus de la moitié des états membres ont, depuis 2009, soit adopté une législation antitabac, soit renforcé la législation existante ». Un bilan insuffisant pour Tonio Borg, commissaire européen à la santé, qui s’aperçoit qu’il n’y a pas eu d’harmonisation européenne sur le sujet et lance un appel : « l’exposition à la fumée de tabac varie toutefois beaucoup d’un pays de l’Union à un autre et un long chemin reste à parcourir pour faire de l’ «Europe sans tabac » une réalité. Je demande instamment à tous les états membres de redoubler d’efforts pour appliquer leur législation ».

26 Fév 2013 | International
 

Sous la pression d’associations anti-tabac, le Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge vient de dénoncer son partenariat avec la Fondation JTI qui avait contribué, à titre de donateur, au financement des travaux d’agrandissement du bâtiment. Sauf que JTI refuse de récupérer les fonds que voudrait lui rembourser l’institution…

Les associations, qui ont révélé et dénoncé le parrainage, crient victoire. Depuis juillet, elles interpellent le directeur du musée pour avoir sollicité un don auprès de JTI qui a, ainsi, versé 150 000 euros pour la transformation de l’établissement. Le motif : le partenariat serait contraire aux règles internes de la Croix-Rouge qui bannissent les alliances avec une entreprise qui fabrique et vend des produits nocifs pour la santé.

Le 19 février, dans une déclaration à la presse, le directeur du musée a tenu à préciser que « l’erreur vient du Musée, pas de JTI. L’entreprise a été emmenée dans une polémique à son corps défendant ». Polémique qui n’est toutefois pas levée. En effet, la Fondation JTI « n’accepte ni cette résiliation unilatérale ni le remboursement de la somme allouée pour la construction du nouveau musée, somme donnée et acceptée en toute bonne foi et à la demande expresse de la Fondation du musée ».

26 Fév 2013 | International
 

Devant le fort développement du marché parallèle du tabac au sud de l’Espagne, on se rappelle peut-être que le gouvernement de Madrid a pris la mesure drastique de limiter le transport du tabac par les particuliers à la sortie de l’enclave britannique de Gibraltar où les prix sont particulièrement compétitifs : interdiction de sortir plus de 4 paquets (80 cigarettes), par mois, pour tous les Espagnols travaillant à Gibraltar ainsi que ceux résidant dans un rayon allant jusqu’ à 15 km du « Rocher » (voir Lemondedutabac du 3 octobre).

Il se trouve que la mesure est appliquée relativement, provoquant de multiples bouchons sur les routes d’accès à Gibraltar. Notamment pendant les fêtes (voir Lemondedutabac du 29 décembre).

Évidemment, un député de Gibraltar, Sir Graham Watson, s’en plaint et vient de porter l’affaire devant le Parlement européen … Pour discrimination. Il demande, notamment, pourquoi une telle mesure ne s’applique pas ailleurs en Europe. Notamment avec Andorre.

A propos de limitation de transport du tabac par les particuliers, la décision que doit prendre l’Europe contre les articles français 575 G et H du Code général des Impôts serait imminente.

25 Fév 2013 | Pression normative
 

En préambule à l’audition publique organisée, ce lundi 25 février dans l’après-midi, par la commission ENVI (Environnement, Santé et Sécurité alimentaire) du Parlement européen (voir Lemondedutabac de ce matin), la Commission européenne et la présidence irlandaise de l’UE se sont prêtés, devant la presse, à quelques  déclarations d’intention.

Tonio Borg, commissaire en charge de la santé : « nous voulons réduire le nombre de fumeurs et cette proposition vise à rendre le tabac le moins attrayant possible, surtout pour les jeunes ; c’est légitime ».

James Reilly (photo), ministre irlandais de la santé : « le choix n’est pas entre vie et emplois, car la vie prime » ; « nous sommes contre le fait de fumer, pas contre les fumeurs » ; « nous n’allons pas interdire de fumer dans les voitures, mais on doit éviter de le faire dans un véhicule en présence d’enfants … ».

Concernant le déroulement des auditions, l’eurodéputée travailliste britannique Linda McAvan, chargée de préparer la position du Parlement européen, a averti l’industrie de son intention « d’enregistrer toutes ses rencontres et entretiens avec les représentants du secteur » et a encouragé ses collègues à faire de même. Comme on le voit, entre propos démagogiques et rodomontades, le débat a été lancé dans un climat plus émotionnel que susceptible de nourrir une réflexion de fond. L’audition, elle-même, a continué dans la même ambiance. Par exemple, avec des applaudissements pour chaque intervention des anti-tabacs. Ce qui est interdit, dans ce type d’audition, par le règlement.

James Reilly s’est montré toujours aussi emphatique : « nous serons fiers de ce que nous allons faire pour épargner 700 000 vies par an ». Sans apporter la moindre preuve de l’efficacité des paquets génériques, mesure phare de la Directive, en la matière. Tonio Borg (photo) a utilisé un recours, digne de la « théorie du complot », pour dénoncer les « tactiques dilatoires » susceptibles de retarder l’adoption de la Directive, dès cette année.

Des discours convenus, en somme. Ou la forme l’emporte sur le fond. Normal puisque rien n’a été fait pour équilibrer le débat (voir Lemondedutabac du 12 février).

25 Fév 2013 | International, Vapotage
 

L’explosion de la cigarette électronique commence à alerter les pouvoirs publics et les « tabaccai » (débitants de tabac italiens). En cause : un marché sans encadrement qui ferait perdre des recettes fiscales et serait source de concurrence déloyale.

En Italie, on compterait  désormais… 2 millions de « vapoteurs » quotidiens pour une consommation de 300 000 flacons, approvisionnés seulement à 50% par des entreprises italiennes. L’autre moitié étant achetée sur internet, y compris par les distributeurs. L’Anafe (Association Nationale du tabac électronique) estime que le chiffre d’affaires du secteur devrait atteindre les 350 millions en 2013, avec un réseau de distribution de 1 500 magasins, employant 4 000 personnes.

La cigarette  électronique s’imposerait donc en Italie comme une alternative compétitive face à la cigarette traditionnelle pour le consommateur : avec un budget annuel de 350 euros face à un paquet qui coûte 5 euros.

Face à ces chiffres, chacun fait ses comptes. L’Etat, d’abord, qui perdrait près de 3 millions d’euros de recettes fiscales. Les débitants de tabac, qui s’inquiètent, de plus en plus, du vide juridique concernant leur droit de vendre ou non des cigarettes électroniques : le cahier des charges sur la vente des articles du monopole leur interdit, a priori, la vente de produits ou substances capables de remplacer les produits de tabac. Pour le président des buralistes italiens, Giovanni Risso, une prise de position du Ministère de la Santé et des autorités de tutelle relève de l’urgence.

Une demande de clarté qui rejoint les récentes prises de position de Pascal Montredon (de la Confédération des buralistes), en France, et qui devrait aussi interpeller les autorités européennes en plein débat sur la Directive Tabac.

25 Fév 2013 | International
 

Le président  Vladimir Poutine, est intervenu très rapidement sur la loi anti-tabac, promulguée ce lundi 25 février, soit cinq jours après le vote de du Conseil de Fédération (voir Lemondedutabac du 21 février).

Le communiqué du Kremlin rappelle le calendrier de la mise en application. Selon le texte, il sera notamment interdit de fumer dans les écoles et les universités ainsi que dans les bâtiments administratifs, tels que les ministères, dès le 1er juin 2013.
Et à partir du 1er juin 2014, l’interdiction sera étendue restaurants et hôtels ainsi qu’aux trains de grandes lignes.

L’augmentation des taxes sur le tabac et l’instauration d’un prix minimal du paquet de cigarettes sont également prévues. En Russie, un paquet de cigarettes coûte environ 40 roubles (un euro).

25 Fév 2013 | Profession
 

Le gouvernement japonais a annoncé, ce lundi 25 février, qu’il allait vendre, en mars, 16,7% du capital de Japan Tobacco (JT). Les fonds levés (une part valorisée à 7,73 milliards d’euros) seront affectés en partie à la reconstruction des zones détruites par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011.

JT a annoncé, pour sa part, qu’il allait auparavant racheter une partie de ses propres actions sur le marché, « afin d’améliorer l’efficacité de son capital et réduire l’impact de la mise sur le marché » d’une fraction  de son capital. Une fois l’opération bouclée, l’Etat ne conservera plus qu’un tiers des actions de JT.

25 Fév 2013 | Pression normative
 

Ce lundi, la commission ENVI (Environnement, Santé et Sécurité alimentaire) du Parlement européen organise une grande « audition publique » que nous avons déjà signalée (voir Lemondedutabac du 12 février). En présence du Commissaire européen à la Santé, Tonio Borg. Avec une brochette d’intervenants dont on  connait, ou devine, la position en faveur des paquets génériques … à l’unique exception d’une porte-parole des fabricants. Sans que ne soit convié un représentant des buralistes et détaillants de tabac européens qui, pourtant, avaient fait part de leur volonté de dialogue lors de leur manifestation européenne d’il y a un mois (voir Lemondedutabac du 22 janvier).

La CEDT (Confédération européenne des détaillants de tabac) avait demandé à participer à cette audition, dés décembre. En vain. Le refus de la commission a amené le président de la CEDT, Giovanni Risso, à s’adresser, vendredi dernier, à la presse spécialisée dans les affaires européennes, avec les termes suivants (extraits) :

« Je me demande s’il est correct de dépenser l’argent du contribuable européen pour organiser un débat fictif dans lequel cinq participants sur six partagent le même point de vue.

« En tant que représentant des buralistes européens – 1,5 million de commerçants et employés travaillant dans la vente du tabac au sein de l’Union européenne – j’ai demandé à faire partie des orateurs, mais ma candidature n’a pas été retenue. A mon avis, ne pas vouloir prendre en considération notre point de vue est une faute grave. Je me demande comment l’avis rendu par cette commission pourra prétendre être complet ».

24 Fév 2013 | Institutions
 

C’est vendredi prochain, le 1er mars à 10 heures, que le ministre du budget, Jérôme Cahuzac, va présenter le bilan d’activités des Douanes. L’occasion de faire le point sur les saisies de tabac illégal.

Lors de la présentation du bilan précédent (voir Lemondedutabac du 30 janvier 2012), il avait été évoqué 462 tonnes saisies sur l’année 2011. Soit un bond de 33% par rapport à 2010 (347 tonnes). A comparer aussi avec les 264 tonnes de 2009.

Ce sera aussi la première « sortie » officielle de Hélène Crocquevieille, la nouvelle directrice générale des Douanes (voir Lemondedutabac du 20 février).